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Accueil du site > Événements et séminaires > Groupes de travail > Groupe de travail doctorant > Bilel Sanhaji et Nicolas Abad

Bilel Sanhaji et Nicolas Abad

Deux projets de recherche

Bilel Sanhaji Modèles multivariés à hétéroscédasticité conditionnelle : applications en macroéconomie et finance

Directeur de recherche : Anne Péguin-Feissolle

Le but de ce projet de thèse est de mettre en évidence les effets de la contagion financière qui apparaissent durant les crises. Les mécanismes de transmission reflètent le degré d’intégration des marchés financiers, de même que les économies réelles. Dès lors que les économies se comportent de manière hétérogène, il serait intéressant de mesurer le degré de transmission de la volatilité d’un pays (ou groupe de pays) à l’autre. D’un point de vue économétrique, nous essayerons de contribuer au développement des modèles multivariés autorégressifs généralisés avec hétéroscédasticité conditionnelle (généralement noté MGARCH). Par exemple, l’utilisation de réseaux de neurones artificiels dans la covariance conditionnelle devrait vraisemblablement améliorer la qualité de la modélisation. En effet, ces modèles ne nécessitent que peu de connaissance de la fonction de relation déterminant ces variances et covariances. Ainsi, la non-linéarité devrait être utile pour comprendre les soubassements des relations économiques et financières.

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*********************************************************************** Nicolas Abad Politiques fiscales, règles d’équilibre budgétaire et (dé)-stabilisation économique

Directeurs de recherche : Thomas Seegmuller et Alain Vendetti

La littérature sur les Cycles d’Affaires a vu ces dernières années de nouveaux débats sur le rôle (dé-)stabilisateur des règles fiscales qui imposent un budget équilibré. Une première série de contributions a montré que tandis qu’une taxe distortionnaire sur le revenu du travail peut avoir des effets déstabilisateurs, dus aux anticipations des agents (Schmitt-Grohé et Uribe, 1997), une taxe à la consommation n’en aura pas (Giannitsarou, 2007). Cependant, dans un article récent, Nourry et al. (2011) soulèvent la question de la robustesse de ce dernier cas et affirment que la déstabilisation peut se produire dans certains cas. Après avoir démontré dans le mémoire de Master que le cas d’une taxe sur les revenus du travail finançant des dépenses gouvernementales constantes et neutre est robuste à toute spécification, nous souhaitons compléter ce travail dans trois directions. La première consiste à prendre en compte la possibilité pour les dépenses de gouvernement de varier et d’affecter préférences et technologie. Une deuxième extension envisagée est la présence d’agents hétérogènes, permettant alors de relier les objectifs de stabilisation et de réduction des inégalités. Enfin, la troisième extension examine l’émergence d’un régime instable lorsque deux pays s’ouvre aux échanges avec des taux de taxes différents et pose la question d’une nécessaire harmonisation fiscale pour éviter l’instabilité.

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