Pierre DOCKES (Université Lumière Lyon-2)
16h30 à 18h30 à Schuman, 3 avenue Robert Schuman en salle 102 (1er étage)
Résumé :
La nature haïssable doit être corrigée par l’artifice. Différence entre l’État de nature hobbésien et la société naturelle de Smith. D’un côté l’échange, la division du travail, la coordination décentralisée réussie, de l’autre le pouvoir, les covenants, la guerre de tous contre tous. Dans la première partie, nous montrerons pourquoi la coordination « naturelle » échoue chez Hobbes : l’impossible enforcement des covenants quand la multitude est constituée d’individus rationnels, isolés, égaux, égoïstes... Un dilemme du prisonnier joué une fois. La question rebondit : seul un « insensé » brise un covenant lorsqu’une partie a rempli ses obligations. Léviathan enchaîné : le cas du dilemme du prisonnier rejoué (représailles, réputation, etc ). Échec final : le rôle des passions. La seconde partie développe la solution hobbesienne. « Something more is needed, an element of fear ? ». La coalition autoritaire, un curieux contrat d’agence. La Cité comme coalition autoritaire de tous : le géant ou le dieu artificiel et la terreur qu’il inspire, le frontispice décrypté. La scène originelle. D’une coordination décentralisée à un jeu coopératif : une solution en « clé de voute ».