Pourquoi les humains s’agglomèrent-ils dans les villes ?
lundi 26 avril 2010
Edward L. Glaeser, professeur d’économie à Harvard consacre une tribune intitulée "Why Humanity Loves, Needs, Cities" dans le New York Times dans laquelle il cite une étude conduite par Pierre-Philippe Combes, chercheur au Greqam avec d’autres chercheurs français(1).
Publiée le 13 avril, cette tribune cherche à comprendre pourquoi les humains choisissent de vivre de façon très concentrée dans l’espace alors que des terrritoires immenses sont libres. Si l’apparition des villes est certainement liée au fait qu’elles connectent les individus et leur permet d’apprendre les uns des autres, qu’en est-il lorsque les villes voient ultérieurement leur taille s’accroître encore ? Une conférence du NBER (National Bureau of Economic research) organisée il y a 30 mois et dont un ouvrage, publié en février 2010, est issu, permet de mieux appréhender cette question et la renouvelle.
S’il est clair que les salaires et productivité sont positivement corrélés à la densité, la question posée par les chercheurs français consiste à déterminer si la causalité va bien de la densité vers la productivité (les villes rendent les agents plus productifs) et non en sens inverse (les agents les plus productifs sont attirés par les villes).
(1) "Estimating Agglomeration Economies with History, Geology, and Worker Effects", Pierre-Philippe Combes, Gilles Duranton, Laurent Gobillon, Sébastien Roux in Agglomeration Economics (dir. E.L. Glaeser), ed. University of Chicago Press, février 2010, p.15-65. Document de travail Greqam 2008-51.
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